mercredi 2 janvier 2008

Ca va poutrer!

Inconditionnels des scénarios xénogearesques, passez votre chemin! Dans Sufedaku, les personnages sont pitoyables, les ennemis aussi charismatiques que des soufflés au fromage ratés, les plot twists discréditent la trame du récit, déjà peu présente.

Sufedaku (alias "Three-faced Dice Quest", ou comment un groupe d'aventuriers, que rien ne réunit sinon quelques facilités de scénario, va se mettre en quête d'un objet légendaire-super-méga-rare-dont-la-puissance-dépasse-tout-ce-que-tu-as-jamais-vu-dans-un-autre-RPG-si-si-je-t'assure-c'est-dit-dans-le-teaser: le dé à trois faces) devait s'imposer comme une expérience inédite dans un autre espace temps. Mais dans notre monde banal, il n'est que le délire de ses créatrices, conçu comme un hommage aux jeux mainstream et à La longue liste des clichés dans les RPG sur console.

Parmych, jeune écuyer otaku (il ne pouvait pas être un otaku tout seul - un otaku qui part à l'aventure n'est plus un otaku, c'est bien connu. En outre il n'est pas antithétique d'aimer la chevalerie et de collectionner des figurines en résine), décide de se former comme héros afin d'honorer la mémoire de son maître décédé dans des conditions tragiques. Il est accompagné dans sa quête par ses amis d'enfance: Parkura, une blonde plantureuse (vous savez, celle qui n'a d'autre rôle que de démontrer la force du héros par son inaction), et Okipik, l'homme aux proverbes dignes de la sagesse de Confucius. Ils feront rencontre avec des individus pas toujours bien intentionnés, telle la machiavélique brigade des Sneufs, dont les desseins restent flous, même aux yeux des créatrices du jeu. Mais ils trouveront également des alliés, des trésors, des bons d'achat Konci, l'amour, et peut-être découvriront-ils que leur véritable mission est de sauver le monde, mais ça, ce serait vraiment surprenant dans un RPG.

Si vous aimez les graphismes de qualité, les OST grandioses et les projets aboutis, nous ne vous conseillons ab-so-lu-ment PAS Sufedaku. Allez plutôt jouer à la NES en vous demandant ce que les gamins de 14 ans peuvent bien trouver de si original dans les dessins de Nomura (*message de la Dark Créatrice et d'Evil Bretonne* "Un Amano vaut mieux que deux Nomura" *fin du message*).


La Dark Créatrice et Evil Bretonne invoquent Léthèce, divinité suprême du Hasard, et marquent la naissance de Sufedaku en 2004.

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